Réserve naturelle — Pointe des Colibris
Réserve de 16 hectares au sud-ouest de l'île, dernier refuge de l'iguane des Petites Antilles (espèce en danger critique).
L'île-réserve sauvage à l'extrême est : iguanes protégés, plages désertes et route unique le long de la côte.
Posée à l'extrémité est de l'archipel, La Désirade est une île-réserve aride et préservée, longue table calcaire battue par l'Atlantique — la Guadeloupe secrète, loin de tout.
On y croise les derniers iguanes des Petites Antilles à la Pointe des Colibris, on longe les plages du Souffleur et de Fifi, on pousse jusqu'à la Pointe du Grand-Abaque et son phare à l'extrême nord-est, et on visite les vestiges de l'ancienne léproserie, témoin d'un passé singulier.
L'île se parcourt sur une route unique le long de la côte ; voiture, scooter et vélo se louent sur place au port de Beauséjour, et le rythme y est volontairement lent.
Réserve à iguanes, plages, léproserie et point culminant : les repères essentiels de l'île, du port de Beauséjour à la Pointe du Grand-Abaque.
En 1725, le roi Louis XV choisit La Désirade pour y accueillir les lépreux de la Guadeloupe et de la Martinique. La léproserie, installée à l'est de l'île au lieu-dit Baie-Mahault, fonctionne à partir de 1728 dans des conditions très rudes ; il faut attendre 1811 pour qu'un hospice plus régulier avec des soins médicaux y soit organisé. Neuf Sœurs de la Charité rejoignent l'île en 1858 pour instruire les enfants et soigner les malades. La léproserie ferme définitivement en 1952, ses activités transférées à Pointe-Noire ; il ne reste aujourd'hui que les vestiges de la chapelle et quelques tombes.
Longue table calcaire d'origine géologique ancienne (Pliocène), l'île intéresse aussi les scientifiques : sa formation la distingue du reste de l'archipel volcanique. Cette aridité et cet isolement relatif ont préservé un écosystème rare, aujourd'hui protégé par la réserve naturelle de la Pointe des Colibris (16 hectares), refuge de l'iguane des Petites Antilles — une espèce classée en danger critique d'extinction par l'UICN, dont il ne reste qu'environ 300 femelles et 100 mâles sur le site.
La pêche reste l'activité traditionnelle des Désiradiens, aux côtés d'une agriculture de subsistance sur les terres arides du plateau. L'île, longtemps difficile d'accès, a conservé un rythme de vie à part, très éloigné du tourisme balnéaire du reste de la Guadeloupe.
L'essentiel de La Désirade.
Réserve de 16 hectares au sud-ouest de l'île, dernier refuge de l'iguane des Petites Antilles (espèce en danger critique).
Plage de sable abritée le long de la côte sud, la plus fréquentée de l'île.
Extrémité nord-est de l'île, phare et ancienne station météo, plateau calcaire battu par les alizés.
Vestiges de la chapelle et tombes de l'ancien établissement de soins (1728-1952), au lieu-dit Baie-Mahault.
Point culminant de l'île (275 m), plateau et sentiers au-dessus de Beauséjour.
Toutes les liaisons passent par le ferry de Saint-François.
Ce que nos voyageurs demandent le plus souvent sur la commune.
Annulation gratuite jusqu'à 48h avant, kilométrage illimité, navette hôtel ou aéroport sur demande.